École de couture
Institut Sainte-Marie · Liège






dit(e) « Mado »
1936 — 2024
« J'ai aimé la vie trop fort pour qu'elle s'efface. »
Madeleine est née en 1936 à Liège, dans une maison où l'on riait fort et où l'on ne pleurait qu'en cachette.
Fille d'un cheminot et d'une couturière, elle a gardé toute sa vie le goût des dimanches bien remplis et des gens simples.
Mariée à Georges en 1958, mère de quatre enfants, elle a tenu une épicerie de quartier pendant trente ans — et écouté toutes les vies qui franchissaient sa porte.
Elle disait qu'elle n'avait pas fait grand-chose. Ceux qui l'ont connue savent qu'elle a tout fait : aimer, consoler, rire, et ne jamais laisser une histoire se perdre.






Ce qu'une photo ne dit pas toujours : la couleur des yeux, la taille, la voix, les petits signes qui la rendaient unique.
Institut Sainte-Marie · Liège
Atelier de la rue Puits-en-Sock · Liège
Paroisse Saint-Léonard · Liège

En couple · 1941 — 1999
Il dansait mal, exprès, pour me faire rire.
depuis 1982
Ma complice des dimanches.
Confirmé1918 — 1997
On se disputait tout, on partageait tout.
1964 — 1971
La plus têtue, la plus douée.
Confirmé1950 — 1978
Il m'a réparé mille fois la machine à coudre.
1890 — 1962
Celle qui m'a mis une aiguille dans la main.
1890 — 1965
1895 — 1972
depuis 1946
Choisissez une personne pour changer le point de vue.
Tante et marraine · 1890 — 1962
Père · 1890 — 1965
Mère · 1895 — 1972
Époux · En couple · 1941 — 1999
Sœur · 1918 — 1997
Fils · depuis 1946

La rue Saint-Léonard, c'était mon monde entier. Le vendredi, la marée débordait sur les trottoirs : les harengs, le pain chaud, les voix qui se criaient d'un bout à l'autre. J'y ai appris à connaître les gens avant de savoir lire.
Lire le souvenir →
Nous nous sommes mariés en 1958, un jour de pluie. Georges disait que c'était pour porter chance. En 2001, toute la famille était là pour nos noces d'or : quatre enfants, onze petits-enfants, et lui qui pleurait sans le dire.
Lire le souvenir →
Chaque été, nous prenions le train pour Spa. Le parfum des bois, les longues promenades. C'est là que j'ai appris à respirer lentement.
Lire le souvenir →
La maison débordait toujours de monde. En 1941, malgré tout ce qui se passait dehors, on se serrait et on chantait. Ma mère disait : « Tant qu'on chante, tout va bien. »
Lire le souvenir →
En 1998, mes petits-enfants m'ont offert mon premier ordinateur. J'ai mis trois semaines à comprendre qu'il ne fallait pas cliquer deux fois partout. Ils en rient encore.
Raconté par Claire, sa petite-filleLire le souvenir →
Les après-midis au parc d'Avroy, avec les enfants puis les petits-enfants. Le même banc, la même glace partagée. Certains bonheurs n'ont pas besoin de changer.
Lire le souvenir →
La table tirée au fond de la pièce, la soupe qui fume, et Georges qui raconte toujours la même histoire. Nous, on l'écoutait comme si c'était la première fois.
Lire le souvenir →Lieu de recueillement enregistré par sa famille, sur place, avec la position exacte. Suivez l'itinéraire jusqu'à l'entrée, puis les indications.
Certains messages sont ouverts à toute la famille. D'autres ne s'ouvriront qu'au bon moment, pour la bonne personne.

Mes chéris, si vous lisez ceci, c'est que je suis partie sans faire de bruit, comme je l'avais promis. Ne soyez pas tristes trop longtemps. Faites la soupe le dimanche, mettez la table au fond de la pièce, et racontez encore les vieilles histoires. C'est là que je serai.


« Elle m'a appris à tricoter et à ne jamais laisser partir quelqu'un sans lui donner à manger. »
« Elle connaissait tout le quartier. Personne ne repartait sans avoir été écouté. »
« Maman, tu disais que tu n'avais rien fait de spécial. Regarde tout ce qui reste. »

Madeleine a préparé la sienne de son vivant. Vous aussi, commencez aujourd'hui.